30 octobre 2009
L'architecture éternelle du Japon
Comme le dit son auteur Jean Sébastien Cluzel, le titre est un peu racoleur mais facile à trouver sur Google grâce aux mots clés.
Il vaut mieux donc s'attarder sur son sous titre et son titre japonais pour en percer la subtilité: "De l'histoire aux mythes" et "Nihon no yume dono 日本の夢殿 " c'est à dire "Le japon du palais des rêves".
J'ai pu rencontrer hier soir son auteur grâce à une rencontre organisée par l'association JIPANGO dont je suis membre et il a su nous raconter avec passion son aventure japonaise pendant plus de sept ans.
Arrivé un peu par hasard au Japon via la bourse offerte aux doctorants, le Monbusho, aujourd'hui appelée Monbukagakusho, l'auteur a fait un travail de recherche énorme autour de tous les temples et monuments japonais qui font aujourd'hui l'histoire du Japon, sur une période allant du 16e au 19e siècle.
Livre très complet et avec des passages très techniques pour architectes, il est néanmoins accessible aux voyageurs de part ses cartes (avec pleins de renvois intelligents de temples en cartes) et son récit de voyage.
L'auteur est partie à travers le Japon pendant un an avec une petite moto, une tente, un appareil photo moyen format, et beaucoup de patience pour observer ces bâtiments.
Le livre est unique car il est le seul ouvrage qui recense les grands monuments japonais dans un seul livre, et fait par un seul auteur, dont toutes les photos sont faites par l'auteur (plus de 700 illustrations). C'est un formidable outil de recherche, dans l'intérêt collectif qui mérite sa place dans nos bibliothèques de nippophiles (ou non) malgré son prix: 149 euro, mais ça peut faire un très beau cadeau de Noël !
Il me semble en tout cas très accessible même à une bille comme moi et j'ai bien envie de le mettre sur ma liste de cadeaux !
Je vous invite à feuilleter son livre à cette adresse: http://www.faton-beaux-livres.com/livre/architecture-eternelle-japon.2778.php
Disponible en commande dans toutes les bonnes crèmeries de France.
En savoir plus sur l'auteur:
Jean-Sébastien Cluzel voyage pour l’architecture. Après des séjours initiatiques en Italie, Espagne et Portugal, c’est en jeune architecte qu’il part pour l’extrême Asie. Il y restera huit ans dont sept au Japon. La première année, il sillonne la Malaisie, la Thaïlande, le Cambodge, le Laos, le Vietnam, la Chine, la Corée, puis se joint à un convoi humanitaire et traverse la Mongolie jusqu’au lac Khöusgöl Nuur. En 2000, il atterrit au Japon où il est accueilli par les archéologues et historiens de l’architecture de l’Institut de Technologie de Kyôto. Son passé de photographe – récompensé par l’ouverture d’une collection à la BNF – l’a conduit, l’année 2002, à parcourir à motocyclette l’archipel japonais pour immortaliser chaque édifice classé trésor national. Après cinq années de travail aux côtés des spécialistes japonais et de correspondances avec leurs homologues français, il obtient le titre de docteur en histoire de l’architecture au Japon et celui de docteur en archéologie à la Sorbonne. Il prolonge son séjour de deux ans comme chercheur associé de son Institut d’accueil et organise une conférence internationale intitulée Savants & Bâtisseurs. Rentré en France, il a repris ses activités d’architecte et participe à l’élaboration de programmes de restauration du patrimoine architectural nippon implanté sur le territoire français.



18 octobre 2009
Téléjapon - N°12 - le 19 Octobre 2009
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Japon, la route des cerisiers en fleurs

Documentaire (Découvertes)
DIFFUSIONS
FRANCE 5 LUNDI 19 OCTOBRE 2009 DE 16H25 À 17H25 (60')
RÉSUMÉ
Le Japon est le pays des paradoxes. Avec 127 millions d'habitants sur un territoire qui fait à peine un tiers de la France, il pèse plus lourd que l'Inde et la Chine réunies. Son taux de natalité est le plus bas du monde et son taux de longévité le plus élevé. On y trouve 250 espèces de cerisiers, un arbre vénéré qui symbolise l'esprit du Bushido, la voie du guerrier. Une traversée de l'archipel du Sud au Nord, de Kyushu à Hokkaido, en suivant la floraison des cerisiers, permet de découvrir un Japon surprenant, qui fait le grand écart entre tradition et modernisme, où les habitants vénèrent une nature de plus en plus rare, mais où les agriculteurs sont en train de disparaître.
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ça me fait penser à cette chanson japonaise pour enfants.... "Sakura Sakura" vous connaissez ?
sakura sakura
yayoi no sora wa
mi-watasu kagiri
kasumi ka kumo ka
nioi zo izuru
iza ya iza ya
mi ni yukan
sakura sakura
no-yama mo sato mo
mi-watasu kagiri
kasumi ka kumo ka
asahi ni niou
sakura sakura
hana-zakari

15 octobre 2009
J'aime les onsen 温泉
Oui mesdames, messieurs, ceci est une déclaration d'amour.... j'aime les onsen ! Et de lire ce matin un article dans le dernier OVNI (non pas une soucoupe volante, mais le journal franco japonais édité par Ilyfunet - Espace Japon) sur les onsen m'a fait penser à déclarer ma flamme pour ces lieux de bonheur, de détente, de plaisir...
Etant donné que Wikipedia fait très bien les choses, je vous laisser aller lire les explications sur la page des onsen... http://fr.wikipedia.org/wiki/Onsen
et partage avec vous le très bel article de Etienne Barral de l'OVNI n°663
"la dernière goutte de sake - 6" !
LA DERNIÈRE GOUTTE DE SAKÉ - 6 // Onsen : savoir se mettre dans le bain
Non à la torture des écrevisses !” C’est le cri du cœur qui vient spontanément aux lèvres de tout corps plongé pour la première fois dans un liquide “trop” chaud et qui reçoit une poussée, s’exerçant précipitamment vers la sortie, proportionnelle à la température de l’eau du bain. Si Archimède avait tenté le onsen plutôt que de rester dans sa baignoire, nul doute que son fameux principe aurait connu quelques modifications stylistiques. Pourtant, peut-on faire un séjour au Japon sans faire l’expérience de ces sources thermales, qui constituent la principale occupation touristique des habitants de l’Archipel ? [voir OVNI n°545 du 1er juin 2004] Sans doute, mais ce serait franchement dommage de rater cette “immersion” culturelle qui permet de découvrir le pays sous un autre jour. Certes, il nous faut pour cela mettre de côté quelques a priori culturels profondément imprégnés. Des siècles de culture chrétienne ont faussé notre rapport au corps et à la nudité de “l’autre”. Rien de pareil au Japon où jusqu’à l’ouverture de l’Archipel à l’Occident à la fin du XIXème siècle, se baigner nu, en groupe et entre membres des deux sexes était une pratique quotidienne auquel nul autochtone ne trouvait rien à redire. Les premiers visiteurs occidentaux, eux par contre, ont vite catalogués les Japonais de l’ère Edo comme des dépravés sans morale ni pudeur, poussant les autorités de l’époque à interdire strictement la mixité des bains afin de donner des gages de “modernité” au Commodore Perry et à ses sbires.
Contrée volcanique, le Japon est malencontreusement prône aux séismes, mais il y a gagné des sources thermales chaudes à profusion, pour le plus grand bonheur des amateurs de relaxation. Chaque région possède ses onsen renommés, certains en usage depuis plus de mille ans, autour desquels se sont greffés au fil des âges auberges et hôtels conçus pour accueillir les groupes, familles et couples, légitimes ou non.
A peine arrivé par une belle fin d’après-midi, vous êtes accueilli avec grâce et force sourires par la maîtresse de l’auberge. Il est de bon ton de se débarrasser d’emblée de ses vêtements urbains pour enfiler un yukata, le kimono de coton décontracté que l’on ne quittera plus jusqu’au départ de l’auberge, le lendemain midi. Avant le dîner, une première escale vers le bain s’impose. Les aficionados y retourneront après le repas, et le lendemain matin au réveil. Toutes les auberges disposent d’au moins deux grands bains, un pour les hommes, l’autre pour les femmes. Ils sont souvent interchangeables en fonction du moment de la journée, afin que les deux sexes puissent jouir à tour de rôle de la vue ou des équipements propres à chaque bassin. De plus en plus de ces auberges proposent également des bains “privatifs”, que l’on peut réserver pour une heure et utiliser en famille ou en couple, sans avoir à se soucier du regard d’autrui. Avant de pénétrer dans le bain, il est indispensable de se laver. Une fois lavé et débarrassé de toute trace de savon et autre détergent corporel, voici enfin venu le moment de vérité. Nu comme au premier jour, une minuscule serviette éponge vous servant éventuellement d’ultime bouclier pour dissimuler votre pudeur aux regards des autres baigneurs, votre gros orteil est volontaire désigné pour tâter la température de l’eau. 42, 43, 45 degrés ? Rares sont les “puceaux des onsens” qui parviennent d’emblée à se glisser dans le bain, nombreux sont ceux qui promettent de militer en faveur de la sauvegarde des écrevisses. Mais puisque d’autres y mijotent déjà, cela doit donc être humainement possible. Une bonne dose de volonté, voilà la clé. Une fois accoutumé à la chaleur de l’eau, l’on se surprend à apprécier le bonheur simple de la relaxation, doublé la plupart du temps par celui de la communication avec les autres adeptes. La fraternité de la nudité n’est pas un vain mot.
Les auberges bien situées proposent toutes un rotenburo (bain à ciel ouvert), qui permet de se confronter aux éléments. Qui n’a pas expérimenté une trempette hivernale, nu dans une source chaude, alors que les flocons de neige fouettent votre visage et le rafraîchissent tandis que des milliers d’autres cristaux subissent le sort cruel de fondre instantanément au contact de l’eau chaude enveloppant le reste de votre corps comme une matrice protectrice, ne peut apprécier tout le charme des onsen ? Quel sentiment de sécurité et de plénitude de se sentir ainsi préservé des éléments par la source salvatrice ! Les rotenburo sous les cerisiers au printemps, ou les érables en automne, font également partie des petits plaisirs simples et intenses de l'Archipel.
Etienne Barral
Illustration : Pierre Ferragut
Ah, ça me donne envie de prendre un billet d'avion pour aller dans un rotenburo cette hiver sous la neige....................
à défaut je m'amuse dans mon bain à la maison avec mes sachets effervescents ou mes sachets de sels de bains japonais qui reproduise "soit disant" les effets des eaux thermales des onsen.......... vous pouvez d'ailleurs en acheter ici. Essayez aussi la marque Nihon no Meito (日本の名湯) ...
Avec ça, mon bain sent bon les fleurs et a une belle couleur.... 
ah et du coup lors de mes recherches sur Nihon no meito, je suis tombée sur ce site qui référencie les onsen au Japon (en japonais, mais y'a toujours moyen de s'y retrouver même si comme moi vous maitrisez que les hiragana avec un niveau de japonais d'un enfant de 3 ans !) http://www.e-oyado.info/index.php

07 octobre 2009
le nouveau site de la MCJP (re-edit le 14/10)
... est tout simplement magnifique...
(mais attention, avec une nouvelle adresse url aussi ! sinon vieille adresse, vieux site ! ça y'est les deux adresses url renvoient vers le même site, le tout beau tout nouveau...)


comme quoi, un beau design et une navigation intuitive, ça donne envie !
Allez voir, ça vaut le coup d'oeil (et pensez à cliquer sur les photos des bannières dans chaque sujet, y'a un très bel effet)
Du coup, je me suis inscrite à une conférence sur les Voyages et la photographie :)
L’histoire de la photographie de voyage au Japon par Satomi Fujimura Jeudi 15 octobre à 18h30
Rencontre avec Satomi Fujimura, conservatrice du Tokyo Metropolitan Museum of Photography et commissaire de l’exposition Voyages.
Le voyage est un sujet de prédilection de la photographie et du cinéma depuis leur invention. D’ailleurs, la modernisation des voyages et de la photographie a commencé presque en même temps. En Occident, à l’époque où seule la classe aisée, extrêmement réduite, avait la possibilité de voyager, on prenait des photos afin de laisser des documents sur ces précieux périples, et de montrer vestiges historiques et paysages lointains à ceux qui étaient dans l’incapacité de s’y rendre. A l’heure actuelle, qu’il s’agisse de déplacements professionnels ou privés, l’appareil photo est devenu un accessoire indispensable du voyage, et nombreux sont également ceux qui font le choix d’une caméra vidéo facilement maniable. Photographes et vidéastes ayant réalisé des œuvres sur le thème du voyage n’ont donc pas manqué jusqu’à nos jours.
Satomi Fujimura est commissaire de l’exposition Voyages – Regards de photographes japonais sur le monde et conservatrice du Tokyo Metropolitan Museum of Photography. Durant cette rencontre, elle expliquera comment, depuis plus d’un siècle, les Japonais prennent des photos de voyage, comment ils les transforment en œuvres d’art. A partir des œuvres de six jeunes artistes présentées dans l’exposition, elle se demandera pourquoi nous partons en voyage, et parlera de l’universalité du thème du voyage et de la sensibilité des Japonais.
Je vous raconterai...

06 octobre 2009
le paradoxe Kimutaku - 木村拓哉

Pour faire suite à mon post sur la pub Gatsby, y'a un truc que je ne m'explique pas... Kimura Takuya 木村拓哉, dit Kimutaku est une super star au Japon... (l'un des membres du boys band SMAP créé par Johnny's ; le premier à réussir à se marier sans contrarier ce même Johnny's qui demande à tous ses ephèbes de rester célibataires aux yeux du public) ;
dès qu'il est dans un drama, il fait des scores d'audience incroyables,
et pourtant, dès que je demande à mes amies japonaises (de 25 à 50 ans) si elles aiment Kimutaku, toutes me disent qu'elles ne l'aiment pas !!!!
( 0_0'')
Heu, là, moi pas comprendre.... pas une seule ne m'a dit qu'elle l'appréciait.... soit disant parcequ'il est trop parfait !?
Vous avez des idées vous des raisons de ce paradoxe ?


